Cet article est dans la rubrique :
Soutien au développement

Présentation du soutien au maraîchage dans la zone de Kérou (Bénin)

NB : L’action est close.

Un mot de Dominique Rouquette présentant l’action :

Lors du voyage de l’été 2005 au Bénin, durant lequel avait été décidée la création d’Objectif Solidarité, nous avions rencontré à Cotonou Vincent Renaud qui intervient dans la zone de Kérou, au nord du Bénin. Il nous avait invités à venir voir son travail de mise en valeur d’un étang afin de développer le maraîchage dans cette zone.

Lettre4J’ai mis à profit le voyage d’évaluation de janvier 2008 pour me rendre à Kérou, malgré un long parcours sur une piste défoncée.
Le projet m’a tout de suite séduit en observant la quiétude et la satisfaction des maraîchers à l’œuvre autour de l’étang : ballet des arrosoirs, ronde des casseroles percées entre le plan d’eau et les semis, tendresse du vert des feuilles…
Nicolas Martin, coopérant sur place pour deux ans, supervisait la réparation du barrage afin de mieux l’étanchéifier. Ces travaux signaient la fin d’une première phase du projet et Vincent et Nicolas cherchaient des partenaires pour la suite.

Je leur ai indiqué qu’Objectif Solidarité pourrait être intéressée. Ils nous ont donc adressé une demande pour un montant total de 5.300 €, portant principalement sur l’expérimentation de systèmes d’arrosage allégeant le travail des maraîchers (goutte à goutte, pompage), la constitution d’une banque de semences et la mise en place d’une animation pour reproduire l’expérience sur d’autres bas-fonds de la région.

Le Conseil d’administration a décidé de répondre favorablement à cette demande qui vise l’autosuffisance des maraîchers et la diversification alimentaire. Grâce au soutien du mécène PRODEXIA, le financement du projet la première année est globalement couvert. Pour assurer la suite, nous avons besoin de donateurs réguliers versant chacun mensuellement 15 €.

Serez-vous l’un d’eux ?

 

Extrait de Kérou bouge
par Nicolas Martin (coopérant)

Fin de la vente des choux

Il ne reste plus beaucoup de choux au barrage. La production a été écoulée en janvier et février. Les femmes viennent acheter directement dans le jardin. Certaines achètent pour manger, d’autres pour revendre. Les négociations sont alors plus difficiles et plus longues.
Un prix plancher a été convenu entre les jardiniers du barrage afin d’obtenir des revenus respectables. Ne vendons pas un chou pommé à moins de 100F CFA (0,15€) ! Avant d’acheter les pommes, les femmes sont venues acheter les feuilles. 4 feuilles de chou font 25F. Elles sont soit revendues au marché soit consommées en sauce. Le chou connaît un réel succès commercial et gustatif à Kérou.