(proverbe africain)
UN PETIT MOT
de Bernadette Vignolles
| Lors de notre voyage d’évaluation en février 2007, Valérie et moi-même avons suivi les animatrices des tournées de pesées dans les villages éloignés du goudron. Quel accueil ! Que de travail accompli ! Le sourire confiant des enfants, le chant et les danses des femmes et des hommes laissent une trace indélébile dans nos cœurs.
Merci à tous les parrains qui se sont engagés dans le soutien des tournées de pesées. Ce travail de surveillance de la croissance des enfants est essentiel. Nous savons que tout se joue au cours des premières années, un jeune enfant qui reçoit une alimentation et des soins adaptés a des chances de bien apprendre à l’école et de devenir un adulte autonome. Notre aide doit s’articuler sur la politique de santé et de nutrition du jeune enfant au Bénin. Elle pourrait consister à favoriser la présence de l’infirmier et la formation des animatrices ; utiliser la mobilisation des mères pour des informations sanitaires et alimentaires plus approfondies ; aider les différents acteurs de terrain à travailler ensemble ; et imaginer avec les responsables une relance d’un allaitement maternel plus long, unique garant d’une bonne nutrition du bébé en Afrique. Mais ce n’est là qu’un début de réflexion, toute bonne volonté sera accueillie chaleureusement… Beaucoup de cœur et d’intelligence sont nécessaires pour essayer d’améliorer à notre niveau le sort des enfants de la région de Copargo. « Venir en aide à un enfant infortuné est un devoir imprescriptible. L’enfant est plus précieux qu’un royaume », nous dit un conte Yom. |
çA SE PASSE LA-BAS-----------------------------
DES NOUVELLES DES ECOLIERS PARRAINES DE L’INTERNAT DE TCHOUTCHOU
Informations transmises par Jean-Baptiste Yabinte
Les 12 écoliers parrainés passent tous dans la classe supérieure. 2 d’entre eux entrent au collège.
Parmi les12 jeunes qui sont déjà au collège, 7 passent dans la classe supérieure et l’un d’eux entre au lycée. 2 collégiens redoublent et 2 ont été exclus du collège, ayant abandonné leurs études.
Nos lycéens ont moins bien réussi puisqu’ils redoublent tous les 3.
En revanche, toutes nos félicitations à notre unique étudiant parrainé, qui a réussi son BTS du premier coup !
LES TOURNEES DE PESEE : QUELQUES NOTES EN PASSANT
(Nord-Est du Bénin) par Euphrasie Degan et Michel Loiret
| C’est le matin. Jeanne, Salamatou, l’infirmier Jules, les vaccinateurs Dieudonné et Ignace, ainsi que la Sœur Euphrasie préparent la voiture pour partir pour Kpalampangou. Il ne faut surtout rien oublier : les bancs, les médicaments, les vaccins, les pèse-bébés et les registres de travail, et surtout de quoi faire la fête : le riz, l’huile et les condiments. Chacun est chargé de ses affaires. Enfin tout est prêt. On peut partir.
La route est longue, même s’il n’y a que 15 Kms. Il nous faut 45 minutes. Que de trous, de bosses et de cailloux à éviter ! Ouf, nous sommes arrivés. Les femmes sont déjà là. Chacune a apporté le bois, les bols. Déjà les tamtams résonnent et les hommes assistent fortement leurs chères épouses. Ils observent avec attention. Les vaccinateurs, les animatrices et l’infirmier installent leurs affaires, proches les uns des autres à cause des registres et des traductions. A Kpalamparho, la difficulté est grande à cause des langues : le Yom, le Lokpa et le Peulh. Il faudrait parler en trois langues. Les femmes approchent, déposent leur carnet par ordre d’arrivée. Les animatrices pèsent les enfants, écrivent sur les carnets et dans le registre, passent les carnets aux vaccinateurs qui vaccinent le bébé, enfin l’infirmier regarde l’enfant. Il interroge la maman pour savoir s’il mange bien, s’il a été déparasité, quand. Si c’est nécessaire, l’infirmier donne un médicament. Si l’un des enfants est gravement malade, on demande à emmener l’enfant au dispensaire. Au moment du départ, on le prendra en voiture. Tout se passe dans le calme et la discipline. Les femmes sont très attentives à ce qu’on leur dit. Les premières femmes qui sont passées devant les différentes intervenants commencent alors à préparer le repas. Une fois le travail fini, les animatrices rejoignent les femmes pour les derniers préparatifs. Le riz est sur le feu et les tamtams résonnent. Chaque groupe, selon sa langue, danse et chante. Les coutumes étant différentes, les femmes se stimulent les unes les autres pour danser et chanter à qui mieux mieux. Déjà on sert les premiers repas, les hommes dans leur coin et les femmes de leur côté avec les enfants. Quelle chance aujourd’hui ! L’une chante :
|
DES NOUVELLES DES TOURNEES DE PESEE :
Centre de santé et de nutrition Jacob, Pabégou (Nord-Ouest du Bénin)
par Euphrasie Degan et Michel Loiret
| Depuis mars 2007, le nombre de villages est passé de 8 à 14, le CRS (Catholic Relief Service) ayant abandonné 6 villages et nous les ayant confiés. Cela représente plus de 500 Kms à parcourir chaque mois.
Nous n’avons pu visiter aucun village en janvier à cause de l’accident de Soeur Georgette (le 15 janvier). En février, la Sœur Euphrasie a pris vaillamment la relève et a pu visiter seulement 2 villages. Dès mars, elle est passée à la vitesse de croisière. Les 14 villages ont été alors régulièrement visités jusqu’en juin. En avril, dans le programme nutritionnel, les femmes ont été initiées à la cuisson de la bouillie faite à base de farine enrichie. Il s’agit d’un mélange de maïs, sorgho, riz, arachide, soja, etc... pour lutter contre la malnutrition des enfants. Le mois de mai a été consacré au remplissage et à la lecture de la fiche nutritionnelle. Chaque femme peut désormais suivre son enfant par rapport à son poids et à son évolution. Au dernier mois, en juin, une fête a été organisée par les femmes. Les populations de chacun de ces 14 villages ont manifesté leur joie et leur reconnaissance à travers des chants et des danses et le repas partagé. De juillet à septembre, une pause est observée à cause de l’état des routes en saison pluvieuse et de l’occupation des femmes aux travaux champêtres. |
çA SE PASSE ICI -------------------------------
LE PROJET POUR LES COLLEGES ET LES LYCEES
Par Pascale et Dominique Rouquette
Il ne suffit pas d’envoyer de l’argent là-bas, il faut aussi éduquer ici à la solidarité.
Pendant l’été, nous avons rencontré le principal du collège Joffre et le proviseur du lycée Joffre, afin de leur présenter un projet d’intervention auprès des élèves.
Le but est de faire connaître concrètement aux collégiens et aux lycéens de France la réalité de vie de leurs congénères au Bénin et de mesurer ainsi les différences de qualité de vie sur la planète. Suivant l’intérêt porté par les enseignants et les élèves, le projet pourra s’orienter sur l’accès à l’eau, le sens de la francophonie, le travail des enfants...
Exposition de photos, projection de diaporamas, écoute de contes, échanges avec des membres de l’association sont autant de moyens qui seront mis à la disposition des professeurs.
Une première rencontre avec l’équipe éducative du collège Joffre a eu lieu lors de la pré-rentrée du 3 septembre.
ET PUIS ---------------------------------------
N’hésitez pas à nous transmettre vos questions par le mèl : objectifsolidarite club-internet.fr
Télécharger la lettre au format .pdf :

