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Les lettres d’Objectif Solidarité

Lettre de Juin 2007

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« Il faut un village pour que des parents ne deviennent pas fous »
Sobonfu Somé

 

UN PETIT MOT
par Daniel ROUQUETTE
Extrait du blog César et son Bazar

Après avoir eu la chance à deux reprises de me rendre au Bénin, j’ai décidé de suivre mes parents dans l’aventure Objectif Solidarité. J’y occupe diverses fonctions notamment celles de Webmaster. Le site de l’association "www.objectif-solidarite.org" est un magnifique moyen de communication pour nos adhérents mais aussi vers n’importe quel surfeur du web égaré. C’est pourquoi j’ai passé beaucoup de temps à le peaufiner pour qu’il soit clair et agréable. Des imperfections subsistent toujours et je me prends parfois à me relancer dans le codage de certaines sections, ou bien à modifier entièrement le design de certaines pages avec plus ou moins de réussite.

Au sein de l’association je suis également animateur de la section "Urgence". C’est une section qui ne fonctionne pas en continu mais qui nous semble essentielle. A quoi bon soutenir la scolarisation si les ventres ne sont pas remplis ? C’est pourquoi pendant la période dite "de soudure", qui a lieu presque chaque année entre le moment où les greniers s’épuisent et celui où les premières récoltes sont bonnes, il n’est pas rare qu’une famine survienne. C’est alors que nous intervenons, toujours à la demande de nos partenaires sur le terrain, et que nous achetons des sacs de riz pour permettre à des familles entières de passer cette période difficile.

J’ai la chance de retourner au Bénin avec deux amis cet été du 4 juillet au 1er août 2007. Nous finançons nous-mêmes notre voyage. Luc Deniset s’occupe des aspects logements et déplacements, Benoît Cagnolatti des actions sur place et des médicaments et moi des contacts locaux. Benoît n’y est jamais allé. Nous allons lui faire découvrir ce pays et cette autre culture. C’est une magnifique aventure qui nous attend et nous en reviendrons changés. Les voyages forment la jeunesse.

Afin de mettre à profit ce voyage solidaire, je vous invite à me transmettre vos questions par mail. Je fais aussi appel à votre générosité afin d’acheter et d’emporter dans nos bagages des médicaments génériques, toujours très appréciés au dispensaire de Pabégou. Merci d’adresser très vite vos chèques à l’ordre d’Objectif Solidarité au 1 rue du Serf Amalbert 34090 Montpellier.

 

çA SE PASSE LA-BAS---------------------------

DES NOUVELLES D’UN COLLEGIEN PARRAINE : GAOU (Nord-Ouest du Bénin)
par Jean-Baptiste YABINTE

Parlons de Gaou ZAKARI. Depuis l’accident dont il a été victime et au cours duquel il a été brûlé aux jambes, Gaou souffre de douleurs après une marche sur une distance d’environ quinze kilomètres. Il a donc décidé d’économiser l’argent qu’il reçoit par le biais du parrainage pour s’acheter un vélo. Aujourd’hui cela est chose faite : je viens de lui en acheter un. Désormais il pourra rentrer dans son village aisément pour chercher les vivres de la semaine, aller au collège à l’heure sans ressentir des douleurs aux jambes.

CIRCULATION DANS LA ZONE DE NIKKI (Nord-Est du Bénin)
par Isidro MUÑOZ, prêtre (traduit de l’espagnol par Marie ROUQUETTE)

Il y a quelques jours je suis allé à Angankiru. La visite était prévue et les gens savaient que je venais les voir. En arrivant j’ai rencontré Bernard. En attendant que les autres personnes arrivent, nous avons parlé des champs, des récoltes, de la communauté, du catéchisme et de plein d’autres choses. Je ne sais plus comment nous en sommes arrivés à parler de Tikandu (un autre village de la mission) et Bernard me disait que depuis Angankiru jusqu’à Tikandu il y a seulement six kilomètres. Vu comme la route de Nikki à Angankiru est mauvaise et en la comparant au bon chemin qu’il y a de Tikandu à Nikki, je décidai d’essayer le nouveau chemin que Bernard me proposait.

En nous disant au revoir, j’ai pris le nouveau chemin. Les kilomètres filaient et il ne se passait rien d’extraordinaire. A un moment j’ai rencontré un policier qui m’a surpris car il ne parlait pas français (quand tous les fonctionnaires du Bénin doivent parler français) et qui s’exprimait dans un anglais peu compréhensible, dû au fait qu’il avait bu un peu trop de sodabi (une eau-de-vie). Je me suis arrêté, je l’ai salué et j’ai juste compris qu’il disait : "Moi, patron policier". Du coup je n’en ai fait aucun cas et j’ai pris congé de lui pour suivre mon chemin. Avant que je parte un jeune est arrivé avec sa moto et il est resté parler avec lui.

J’ai suivi mon chemin et à un moment deux jeunes, dont un vêtu d’un uniforme, m’ont arrêté. La vérité c’est que me suis arrêté en voyant le pistolet de l’un des deux. Un joli pistolet argenté. Ils ont commencé à me parler anglais, surtout l’un des deux. Et bien que je saisisse parfaitement qu’il me demandait un papier d’identité ou un passeport, j’ai fait comme si je ne comprenais rien. Il m’a fait stopper et me mettre sur le côté. Peu après est arrivé le jeune que j’avais vu avec le policier précédent. Il a essayé de me faire comprendre ce que les autres me demandaient, ce qui n’a pas été difficile puisqu’il a sorti sa carte d’identité et qu’il me l’a montrée en me demandant si j’avais quelque chose comme ça. Bientôt, en voyant la situation, une femme est arrivée et elle a commencé à saluer quelqu’un en bariba, et j’ai donc pensé : celle-là c’est la mienne, et je me suis mis à saluer et à parler en bariba. Ils ont été surpris de voir un Blanc parler dans cette langue mais de suite ils ont répondu à mes salutations. Et en bariba j’ai réussi à me faire comprendre et qu’ils traduisent ensuite à celui en uniforme (je ne sais pas de quel corps il était). Je leur ai dit que j’étais un curé qui venait de Angankiru pour voir les malades et célébrer la messe avec les gens de la communauté, et que je venais par ce chemin en direction de Nikki parce qu’à Angankiru ils m’avaient dit que c’était plus court. Mais cela n’a pas paru surprendre (ça n’aurait pas dû non plus) le jeune au pistolet. Lui voulait que je lui donne un papier, ce qui était impossible puisque je n’en ai jamais quand je voyage dans nos villages, aucun papier ni passeport puisque ici nous n’avons pas de problème et ils nous traitent toujours (ou presque toujours) très correctement et ils nous aident dans notre travail…

Suite des aventures d’Isidro dans la prochaine lettre d’Objectif Solidarité

 

çA SE PASSE ICI -------------------------------

EXEMPLE D’ORDRE DU JOUR DE NOTRE CONSEIL D’ADMINISTRATION
Par Dominique ROUQUETTE

Quatre ou cinq fois par an, les membres du Conseil d’Administration d’Objectif Solidarité que vous avez élu se réunissent. C’est un moment fort de partage des informations, de réflexions, de travail et de questionnement et d’approfondissement des modalités d’actions. A titre d’exemple, voici l’ordre du jour de notre prochain CA.

1. Approbation du compte-rendu du conseil d’administration précédent
2. Agrément des nouveaux membres de l’association par le conseil d’administration
3. Suivi des actions de solidarité
3.a Soutien à la scolarité
3.b Accès à l’eau potable
3.c Soutien à la santé
3.d Urgences
4. Programmation, suivi et bilan des manifestations en France
4.a journée d’amitié et de rencontre du 10 juin 2007
4.b Forum "citoyen de l’Hérault, citoyen du monde" en octobre 2007
4.b Exposition de photos en novembre-décembre 2007
4.c Spectacle de danse au profit d’objectif solidarité
5. Questions diverses

 

ET PUIS -------------------------------

N’hésitez pas à nous transmettre vos questions par le Mail : objectif-solidarite.org club-internet.fr

 

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Lettre de Juin 2007