Cet article est dans la rubrique :
Les lettres d’Objectif Solidarité

Lettre de Décembre 2007

Bouton télécharger

« Dans la forêt, quand les branches se querellent, les racines s’embrassent. »
Tradition orale d’Afrique de l’Ouest

 

UN PETIT MOT
de Valérie FAVARO, membre du Conseil d’Administration

Lorsque je pose pour la première fois les pieds sur le sol béninois en février 2007, je suis frappée par les bruits, les odeurs, les couleurs chamarrées des habits. Première approche avec l’Afrique, Cotonou la trépidante, véritable fourmilière.

Puis une journée de route pour rejoindre Bougou, à quelques 400 kms au nord. A travers les vitres de la voiture, je regarde les paysages et les scènes de vie qui défilent devant mes yeux, telle un spectateur devant un film.

Enfin nous arrivons à destination et c’est là que le vrai contact avec la population s’amorce. Quel contraste entre Cotonou, bruyante et grouillante de monde, et ces villages écrasés par le soleil, où le temps s’écoule lentement.

Me voilà enfin en Afrique. Démarche chaloupée des femmes qui portent leur bébé dans le dos, enfants qui courent autour de nous, et partout les mêmes sourires de bienvenue.

Les tournées de pesées et les séances d’éducation sanitaire auxquelles nous assistons aux côtés des animatrices et d’une sage-femme sont très motivantes malgré l’ampleur de la tâche. En effet, en dépit du manque de moyens et des difficultés de transport et de communication entre les villages, on assiste en permanence à un formidable élan de positivisme et une énergie sans faille.

Bien sûr, il y a la chaleur, la poussière et la fatigue qui s’accumule, mais ce dont je me souviens avant tout, c’est l’accueil, la disponibilité des gens à notre égard, et surtout une extraordinaire capacité d’échanges qui nous ont suivi tout au long de notre voyage.

Une telle expérience redonne tout son sens au mot solidarité. Ainsi, grâce à votre engagement à nos côtés, nous pouvons apporter là bas des moyens qui, associés à la créativité et au dynamisme de cette population, contribuent à améliorer la santé et le quotidien des plus vulnérables, les enfants.

Existe t’il plus belle action humaine que la solidarité, qui doit être plus présente que jamais en cette période de fêtes, afin qu’aucun enfant ne reste au bord du chemin.

 

çA SE PASSE LA-BAS-----------------------------

LE PUITS DE PETEETE
Par Michel Guichard

Les travaux du puits de Peteete ont été effectués par les établissements Espérance 2001. Ils ont débuté le 26 avril 2007.

L’endroit choisi est le centre géographique d’une région à l’habitat dispersé, et dont la population est composée de plusieurs ethnies, Kabiè, Peuls et Kotokoli.

Un sourcier est venu déterminer l’endroit exact où devait être foré le puits.
Après une semaine de travaux, les puisatiers ont rencontré un rocher très dur, à une profondeur de 6 mètres 50. Ils ont interrompu le travail pendant trois à quatre semaines à la suite de la livraison d’une dynamite de mauvaise qualité. Ils ont ensuite effectué le dynamitage dans de bonnes conditions pour une profondeur de quatre mètres, à la suite de quoi ils ont trouvé une nappe d’eau abondante. Le puits a été livré le 15 juin 2007.

La population qui bénéficie de l’eau de ce puits est importante et dépend de la saison. Car en fin de saison sèche, c’est à dire de février à juin, les puits artisanaux sont à sec. Le nombre d’utilisateurs de ce puits varie donc de deux cents à cinq cents personnes, selon les saisons.

L’INTERNAT DES PETITES FILLES DE BOUGOU
Par sœur Marie Antonia ATINTHO

Les parrains d’Objectif Solidarité qui participent à ce projet soutiennent trente-huit petites filles âgées de 6 à 8 ans. Leurs familles participent à leur entretien en versant une contribution modique de 10.000 Francs CFA (15 €) et en apportant un sac de céréales (maïs ou mil). C’est le montant qui était demandé pour l’année scolaire 2006-2007. La contribution ayant été portée à 50.000 Francs CFA pour l’année scolaire en cours 2007-2008, certains parents ne pouvaient faire face à une telle augmentation et allaient retirer leur fille.

Ce sont en effet des familles en situation difficile : deux filles ont des parents handicapés, quatre sont orphelines de père ou de mère, quinze peuvent être considérées comme des cas sociaux et la plupart des dix-sept autres familles sont paysannes et ont des revenus très précaires.

Le parrainage proposé par Objectif Solidarité est venu apporter une heureuse solution qui permet à ces filles de poursuivre leur scolarisation dans de bonnes conditions.

Les résultats de l’année scolaire passée sont excellents et aucune fille n’a redoublé sa classe. Les instituteurs sont particulièrement satisfaits du travail des filles de l’internat.

LE PROJET DES ECOLES VILLAGEOISES

Lettre13Le projet concerne six villages du département de la Donga :
-  Village de Tchiliman (Arrondissement de Pénessoulou, commune de Bassila)
-  Village de Kpadounga (Witchitchi) (Arrondissement de Bougou, commune de Djougou)
-  Village de Tchibangou (Arrondissement d’Aledjo, commune de Bassila)
-  Village de Madjatom (Arrondissement d’Aledjo, commune de Bassila)
-  Village de Gando (Kpindi Kamara) (Arrondissement d’Aledjo, commune de Bassila)
-  Village d’Ataba (Arrondissement de Pénessoulou, commune de Bassila)

Ces six écoles fonctionnent depuis le jour officiel de la rentrée scolaire, c’est-à-dire le 4 octobre 2007. L’effectif des enfants scolarisés dans chacune de ces écoles varie entre quarante et cinquante-cinq, sauf à Ataba où il est d’environ vingt-cinq. Les jeunes embauchés par les parents d’élèves en guise « d’instituteurs » dispensent leur cours sous des abris de fortune. En saison sèche, le rassemblement des enfants est possible, mais dans des conditions de grand dénuement.

Quand les parents d’élèves ont compris que des gens de l’extérieur voulaient les aider à réaliser leur projet en apportant le mobilier et en permettant de réaliser les tableaux et le cimentage du sol, ils ont été fortement motivés et ont décidé de bâtir une salle de classe aux dimensions habituelles des Ecoles publiques et capable de contenir les tables-bancs pour les écoliers (au minimum 9 m sur 6 m)

Trois villages ont fait l’option de la couverture en tôle (Tchiliman, Kpadounga et Tchibangou). Les trois autres ont choisi le chaume selon le mode traditionnel.

 

çA SE PASSE ICI -------------------------------

L’EXPOSITION DE PHOTOS « Pour des sourires qui pétillent »

Le vernissage a eu lieu le vendredi 30 novembre à midi en présence de Madame Fourteaux, vice-présidente du CCAS, représentant Madame Mandroux, Maire de Montpellier, de Monsieur Storper, représentant le Directeur Général, et de Monsieur le Professeur Bernard Guillot, Président de la Commission Médicale d’Etablissement du CHRU de Montpellier. Bernadette et Valérie ont présenté les photos après les discours pendant que Pascale et Dominique répondaient aux questions.

UNE VISITE DE COLLEGIENS

« S’ils sont si pauvres, pourquoi font-ils des enfants ? »

Début de mise en œuvre de l’action décrite dans la lettre d’Objectif Solidarité de septembre.

L’exposition a été visitée le 3 décembre par une classe de 5ème du collège Joffre, accompagnée de deux enseignants. Les élèves savaient qu’ils allaient voir une exposition sur un pays d’Afrique et ont été tout étonnés de se retrouver à l’hôpital ! Ils ont regardé les photos avec la curiosité et la rapidité qui les caractérisent. Dominique Rouquette leur a ensuite présenté les actions de l’association. Puis les jeunes ont posé de nombreuses questions parmi lesquelles : « s’ils sont si pauvres, pourquoi font-ils des enfants ? », « pourquoi les enfants ont un gros ventre ? », « ça coûte cher, un puits ? »… La diversité des origines des enfants présents, leurs liens parfois avec des pays du Maghreb, a rendu l’échange très intéressant.

Cette visite est la première étape d’une activité pédagogique menée avec cette classe. Dominique Rouquette sera amené à revoir ces élèves qui le chargeront de questions et d’enquêtes à mener sur place lors de son voyage en janvier - février. Un dernier rendez-vous est prévu au printemps, avec les réponses !

Indiquons que l’exposition prévue jusqu’au 16 décembre est prolongée jusqu’à Noë l. Elle a lieu dans le hall de l’hôpital Arnaud de Villeneuve, et a pour thème : la santé et la nutrition des jeunes enfants au nord du Bénin : enjeux de développement.

 

ET PUIS ---------------------------------------
N’hésitez pas à nous transmettre vos questions par le mèl : objectifsolidarite club-internet.fr

 

Télécharger la lettre au format .pdf :

PDF - 66.5 ko
Lettre de Décembre 2007