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Accès à l’eau potable

L’accès à l’eau potable par le creusement de puits

Grâce aux sommes recueillies, Objectif Solidarité a déjà pu financer 10 puits :
-  2 puits en 2005 : Yaka et Kpasabéya
-  1 puits en 2006 : Fekelhra
-  1 puits en 2007 : Peteeté avec le soutien du Conseil Général de l’Hérault (700 euros)
-  1 puits en 2008 : Banigri avec le soutien du Conseil Général de l’Hérault (1200 euros)
-  2 puits en 2009 : Gando et Tchimangou avec le soutien d’Oralys (3500 euros) et du Conseil Général de l’Hérault (1800 euros)
-  3 puits en 2010 : Poussoulouté, Katoulanga et Bodi Tchirima avec le soutien d’Oralys (2000 euros), des enfants des écoles de Mornant (Rhône) (1116 euros) et du Conseil Général de l’Hérault (2200 euros)

Pourquoi creuser des puits ?
Pour le département de Djougou, le taux d’accès à une eau potable de proximité n’est que d’un quart de la population.
La plupart des villageois habitent dans des fermes isolées d’une dizaine de familles. Les femmes et les jeunes filles vont chercher de l’eau au ruisseau le plus proche, le marigot, ruisseau où s’abreuvent aussi les animaux. Mais à la fin de la saison sèche, la plupart des marigots sont à sec. Les femmes et les jeunes filles passent alors des heures pour creuser des trous dans le lit des cours d’eau. Il existe aussi parfois des puits "traditionnels" de petit diamètre, sans margelle de protection et creusés à même la terre. Ceux-ci n’étant pas étayés s’ensablent au bout de quelques années ; le risque d’écroulement empêche le désensablement.
On voit donc souvent les femmes et les jeunes filles parcourir plusieurs kilomètres pour ramener un seau d’eau non potable. Ceci entraîne des dysenteries et des maladies, surtout pour les enfants...

Ancien puits de Yaka

Comment ça se passe sur place ?
L’action « accès à l’eau potable » permet de réaliser des puits modernes au centre des villages. Suivant les villages, de quatre-vingt à deux cent cinquante personnes pourront bénéficier du puits.
Suivant les zones, Objectif Solidarité travaille avec un puisatier privé ou bien avec l’association partenaire béninoise "Solidarité Tanéka Bénin" qui a formé deux équipes de puisatiers disposant du matériel de forage financé par l’ONG espagnole "Manos Unidas" (compresseurs, 4X4 pour le transport du matériel, trépieds, treuils, cordages, moules de différentes dimensions, poulies, etc).
Avant de commencer les travaux, les habitants du village sont réunis pour valider collectivement leur demande et leur participation au projet, ainsi que les exigences ultérieures de maintenance du puits (javellisation régulière, nettoyage du fond tous les ans, etc). A ce titre, les villageois élisent le "comité du puits". Ce comité organise la collecte des fonds correspondant au salaire des puisatiers, la nourriture de ces derniers et l’apport du sable et du gravier à béton (entre 100.000 et 150.000 francs CFA soit 150 à 225 euros).
Les travaux vont durer environ 30 jours.
Les puisatiers trouvent par radiesthésie l’endroit du forage. Puis, aidés des villageois, ils creusent jusqu’à l’eau. On monte alors le cuvelage en béton renforcé d’un treillage en fers à béton.
On creuse ensuite tout en pompant l’eau et la boue jusqu’à 3 mètres en dessous de la première arrivée d’eau. Puis on fabrique des buses qu’on introduit au fond du puits sous le niveau de l’eau.
Reste alors à couler la margelle et le trottoir de propreté, et à couvrir le puits par une porte en fer soudé.

Qui finance les travaux ?
-  participation villageoise : versement préalable du salaire des 2 puisatiers, et participation en nature indiquée ci-dessus
-  apport du partenaire local : suivi des travaux
-  apport des donateurs d’Objectif Solidarité : entre 2.500 et 3.500 € représentant les frais que nos partenaires locaux sont dans l’impossibilité de financer : achats des sacs de béton, des fers à béton, des carburants pour les véhicules et les engins de forage. Cette somme est réunie grâce au soutien de 19 donateurs versant chaque mois 15 €.

Budget du creusement du puits de YAKA (hors participation villageoise pour la main d’œuvre)

Travaux préparatoires 65 000 FCFA
Forage en terrain sec 250 000 FCFA
Forage sous l’eau 225 000 FCFA
Cuvelage béton armé 750 000 FCFA
Buses perforées 135 000 FCFA
Margelle et entourage béton 125 000 FCFA
Total 1 550 000 FCFA

Puit d’une profondeur de 13 m et d’un diamètre de 1,40 m.

Nouveau puits de Yaka